Sélection de la Semaine

Nos coups de coeur

  • Estelle - Lovers Rock
    • 16-bit FLAC
    Depuis sa collaboration avec Sean Paul pour « Come Over » sur son fameux album de 2018 « Shine », les fans d’Estelle, artiste née à Londres et aujourd’hui à New York, clament pour plus de reggae. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec « Lovers Rock », un album avec des bons morceaux composés des lignes de basse exquises et travaillées, des synthés gorgés de reverbération et un chant puissant qui tire tantôt vers le mélisme mélodique et tantôt vers un rap tout en retenue. Et des bruits de klaxon bien évidemment. Explorant la variété des styles musicaux avec lesquels elle a grandit dans sa famille d’origine de Grenade et du Senegal, et avec en accompagnement une série de vidéos qui dépeignent sa relation avec ses parents, Lovers Rock est clairement enraciné la vie personnelle d’Estelle et rien que pour cela c’est une vraie aventure.
  • MNEK - Language (Explicit)Attention contenu explicite
    • 16-bit FLAC
    Dans la foulée de son premier album tant attendu, Uzoechi Osisioma Emenike aka MNEK a tweeté, “the tea is I’m a black gay popstar - I’m never gonna be an easy sell” (le truc c’est que je suis une popstar gay noire - je ne serai jamais facilement vendable). Mais si les préoccupations de l’artiste basé à Londres ne sont pas sans fondement, Language semble défier les attentes personnelles de MNEK. Les morceaux, incroyablement travaillés, défient les détracteurs de la cause noire : “You've earned this so own it / Black kings, we stay proud on our thrones” (Vous l’avez gagné c’est à vous, Rois noirs, nous restons fiers sur nos trônes), ce qui n’est peut-être pas surprenant de la part de l’artiste qui a collaboré à l’écriture de Hold Up de Beyoncé. Avec des chansons qui montent en puissance, une production soignée, une bonne dose de confiance en soi et le fait d’être porté par la fierté d’être queer (et ce qui est tout aussi important, d’être vulnérable), Language est un album brillant et passionnant qui investira habilement les dancefloors de 2018.

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